• Un matinée lointaine

     

     

    Une matinée lointaine, une porte entr’ouverte, un corps.

     

                                   Une question jamais posée dans un espace jamais tracé.

     

    Un masque transparent collé au visage obstrue la respiration ; la langue se perd dans la bouche, les sons s’interdisent la lumière. L’aiguille du temps trahit le sommeil, grattant sous la peau.

     

    Des doutes dorment derrière des murs de silence, des clés en travers de leurs gosiers.

     

    Des cheveux tombés dans le couloir, une forme figée dans les draps. Derrière la porte close du temps, les ombres.